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PRESS REVIEW

20 Oct 2001 BELGIQUE: SERVICES POSTAUX - L'ACCORD DU CONSEIL SUSCITE DIVERSES REACTIONS DE LA PART DU SECTEUR.

L'industrie postale européenne a réagi de différentes manières à l'accord du Conseil sur la libéralisation des postes, accord conclu par les Ministres des télécommunications le 15 octobre (voir Europolitique Nø2627, rubrique IV). La plupart des opérateurs privés trouvent que le Conseil n'est pas allé assez loin dans la libéralisation des marchés postaux, alors que les opérateurs publics, toujours divisés sur la question, tentent de trouver une position commune à propos de l'accord du Conseil.

JJ:(BB)La Free and Fair Post Initiative (FFPI), favorable à la libéralisation, déclare que les mesures sont insuffisantes par rapport à ce qui serait nécessaire pour rendre le secteur postal économiquement viable dans le futur. La FFPI était particulièrement insatisfaite du fait qu'aucune échéance n'ait été établie pour l'ouverture complète des marchés postaux à la concurrence. La FFPI, qui représente plus de 7,1 millions de sociétés, estime que l'accord du Conseil va permettre aux Etats membres de conserver des monopoles nationaux sur d'importants segments du marché postal. "Ceux qui seront désavantagés par cet Accord sont les consommateurs qui devront payer plus, tout en ayant moins de choix", selon la FFPI.La European Express Association (EEA), qui représente les transporteurs du secteur privé, adopte la même position par rapport à l'Accord. Un porte-parole a souligné que d'après le programme du Conseil, 77% du marché postal resterait fermé à la concurrence en 2006. L'EEA craint que les opérateurs publics n'utilisent les bénéfices réalisés dans le secteur réservé pour octroyer des subventions croisées compensant les pertes dans le secteur non-réservé. Il pense que cela découragera les sociétés de se concurrencer dans le segment libéralisé du marché.Par ailleurs, FEDMA, la Fédération européenne qui représente 350 sociétés dans le secteur du marketing direct, a estimé qu'il s'agissait "d'un pas dans la bonne direction". La directrice de la FEDMA, Caroline Kostka, a souligné que la libéralisation postale devait se traduire par une plus grande qualité des services et des prix abordables pour tous les utilisateurs. PostEurop, qui représente les opérateurs des services postaux dans quarante-deux pays, comprenant les quinze Etats membres de l'Union européenne, cherche encore à dégager une prise de position sur l'accord du Conseil, qui semble difficile à atteindre, dans la mesure où les points de vue des opérateurs postaux sur la libéralisation divergent.A présent, la balle est dans le camp du Parlement européen, qui doit examiner en deuxième lecture cette proposition de directive. Sa première lecture du 14 décembre 2000 a atténué le texte de la Commission, un peu plus que la position commune du Conseil. Les députés européens ont opté pour une ouverture à la concurrence, à partir de 2003, des lettres pesant plus de 150gr; alors que la Conseil a opté pour les lettres de 100gr en 2003 et de 50gr en 2006. Rien n'annonce un changement de position sur les mesures de libéralisation.-Le 30 mai 2000, la Commission européenne a présenté une proposition de directive sur l'ouverture du secteur postal à la concurrence. En vertu de cette proposition, les Etats membres devraient réduire les limites de poids pour les lettres et le courrier individuel (imprimés publicitaires adressés par la poste) de 350gr à 50gr, en 2003. En parallèle, les Etats membres devraient réduire les limites de prix de cinq fois le tarif normal à deux fois et demi. La proposition envisageait l'ouverture complète à la concurrence du courrier vers l'étranger et des services de courrier express. La Commission n'a pas proposé de mesures de libéralisation pour le courrier venant de l'étranger.-.

Source: EUROPOLITIQUE (FRENCH LANGUAGE) 20/10/2001

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